lundi 8 août 2011

Personnages & point de vue, d'Orson Scott Card… mise au point


   Je viens de finir la lecture de Personnages et point de vue, d'Orson Scott Card (édité chez Bragelonne).

   On peut aimer ou ne pas aimer Orson Scott Card, mais il n'en reste pas moins qu'il a acquis une reconnaissance littéraire exceptionnelle, en 1987, en obtenant à la fois le Prix Hugo et le Prix Nebula du meilleur roman de science-fiction, pour La Voix des morts (éd. J'ai lu SF) et La Stratégie Ender (éd. J'ai lu SF). Et quoi qu'on pense des prix littéraires, ils témoignent d'un certain savoir-faire sur le plan technique. De fait, Orson Scott Card maîtrise les outils et techniques d'écriture avec une aisance remarquable. Personnellement, j'ai eu l'impression de redécouvrir l'acte d'écrire et d'accéder à une dimension cachée entre les lignes de mes propres histoires.

   Cet ouvrage est un outil précieux, tout comme celui de Stephen King, Écriture, mais plus technique, tandis que le livre de Stephen King est plus intuitif. Personnage & point de vue est une véritable trousse à outils pour l'écriture, à l'attention des auteurs débutants ou confirmés.

   Par contre, j'ai eu du mal à le trouver sur Paris (Fnac, Gibert, Joseph Gibert et Boulinier, rupture de stock). Jusqu'à ce que je le déniche dans une bibliothèque près de chez moi.

   Durant ma lecture, j'ai trouvé pas mal de coquilles et d'erreurs de traduction, si bien que j'ai commandé la version anglaise sur ebay. Ces erreurs sont peut-être la raison pour laquelle le livre n'est plus publié actuellement. En attendant, pour ceux que ça intéresse, je vous livre ici une poignée de corrections qui pourront vous être utiles pour lire la version française.

   Certaines de ces erreurs sont de simples coquilles, d'autres sont plus gênantes. Notamment l'inversion des diagrammes, en fin d'ouvrage, rend tout un chapitre incompréhensible.

jeudi 12 mai 2011

Mieux qu'un prix Nobel de la paix, une héroïne


   Elle s'appelait Irena Sendlerowa (Irena Sendler), elle était polonaise et elle est décédée le 12 mai 2008, à l'âge de 98 ans.

   Au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle travailla dans le ghetto de Varsovie comme plombier et serrurier, poussée par une motivation bien particulière : soustraire des enfants à la "solution finale" mise au point par les nazis, l'extermination à plus ou moins brève échéance.

   Irena cachait des enfants dans le fond du coffre à outils qu’elle transportait à l’arrière de son véhicule, ainsi que dans un grand sac (pour les enfants plus grands).

   Elle avait aussi un chien, à l’arrière , qu’elle avait entrainé à aboyer quand les soldats allemands la contrôlaient à l’entrée et à la sortie du ghetto.

   Les soldats ne pouvaient rien contre ce chien qui, en fait, couvrait de ses aboiements le bruit que pouvaient faire les enfants.

   Elle sauva 2500 enfants qu'elle avait cachés ainsi.

   Le 20 octobre 1943, Irena fut arrêtée par la Gestapo et les nazis lui brisèrent les jambes, les bras et la torturèrent très sévèrement.

   Irena garda tous les noms des enfants qu’elle avait fait partir du Ghetto, elle les conserva dans une jarre en verre qu'elle avait enterrée derrière un arbre, au fond de son jardin.

   Après la guerre, elle essaya de retrouver tous les parents qui avaient pu survivre pour réunir les familles, mais la plupart avaient été gazés.

   Les enfants qui avaient été sauvés furent placés dans des familles d’accueil ou furent adoptés.

   En 2007, Irena Sendlerova a été proposée pour le prix Nobel de la Paix, mais elle n'a pas été retenue. À sa place, c’est AlGore qui reçut cette distinction pour son film (controversé) sur le réchauffement planétaire.

   À la place de Monsieur Gore, j'aurais fait cadeau de mon prix Nobel à Irena Sendlerowa, sans le moindre regret.

jeudi 7 avril 2011

4 tuyaux pour économiser de l'essence

   Suivez les conseils d'un pro…
"Je travaille dans une raffinerie de pétrole depuis 31 ans. Voici quelques trucs pour avoir plus de carburant pour moins cher. Ici, à la Kinder Morgan Pipeline où je travaille (San José, Californie), nous acheminons plus de 15 141 648 litres (soit 4 000 000 gallons américains) de pétrole par jour dans des pipelines. Un jour on achemine du gazole, le lendemain c'est du kérosène pour les avions et aussi de l'essence (normale et super, à 95 et 98 d'octane). Nous avons 34 réservoirs d'une capacité de 16 millions de gallons américains (= 60 566 592 litres).

Truc 1 : faites le plein de votre véhicule tôt le matin, quand la température de la terre est plus froide. Toutes les stations d'essence ont leurs cuves enfouies dans le sol. La terre étant plus froide, la densité de l'essence ou du gazole est plus grande (plus de masse, pour un volume moindre). Par contre, durant la journée, la terre se réchauffe, donc les carburants se dilatent, et le litre contient moins de molécules d’essence. Si vous faites le plein l'après-midi ou en soirée, votre litre n'équivaut donc pas à un litre d’essence tiré sur une cuve froide le matin. Dans l'industrie du pétrole, la masse spécifique (densité volumique) et la température jouent un rôle très important.

Truc 2 : lorsque vous faites le plein, n'engagez pas la manette de pistolet au mode maximum. La manette ayant trois positions pour la vitesse du débit (lente, moyenne et rapide), toujours choisir le mode le plus lent, vous en aurez plus pour votre argent. Si nous appliquons cette règle en faisant le plein, nous minimisons les vapeurs créées pendant le remplissage. Tous les tuyaux de raccordement aux pompes renvoient de la vapeur dans la cuve enterrée. Si vous faites le plein et que la manette est à sa plus haute vitesse, un certain pourcentage du précieux liquide qui entre dans le réservoir de l'auto se vaporisera : les vapeurs ainsi formées retourneront vers la cuve enterrée, avec comme conséquence que vous en aurez moins pour votre argent.

Truc 3 : une chose très importante, aussi, c'est de faire le plein de votre réservoir lorsqu'il est encore à moitié plein. Explication : plus le réservoir est plein, moins il reste d'air. Le carburant s'évapore plus vite que vous ne le pensez. Les grands réservoirs des citernes en raffinerie ont des plafonds flottants à l'intérieur. Il n'y a donc pas d'air entre le carburant et l’atmosphère. L'évaporation est ainsi minimisée. Là où je travaille, la température de chaque chargement d'essence dans les camions est soigneusement contrôlée de façon à ce que chaque gallon chargé à bord du camion soit exact.

Truc 4 : si vous arrivez à la station pour faire le plein et qu'il y a un camion-citerne en train de remplir les réservoirs du poste d'essence, ne faites pas le plein à cette station, car l'action de remplir les gros réservoirs provoque un brassage dans ceux-ci : et en remplissant votre réservoir, vous risquez de ramasser des saletés dans le carburant !

Ces petites astuces vous feront faire des économies d'essence.

Aussi, en diffusant ces recommandations élémentaires, vous contribuerez à diminuer le gaspillage et la pollution de notre planète commune."

mercredi 23 mars 2011

S'ils s'étaient rencontrés, Jésus et Bouddha seraient probablement devenus potes

   Alors, pourquoi leurs adeptes ne suivraient-ils pas leur exemple ?

   Pourtant, au hasard de mes pérégrinations sur le Net, j'ai eu la surprise de tomber sur un blog où chrétiens et bouddhistes se laissaient aller à des propos qui étaient loin de refléter les principes éclairés de leurs maîtres respectifs.

   N'appartenant à aucun des deux camps qui s'affrontaient, même si j'éprouve de la sympathie pour les chercheurs d'absolu, dès l'instant qu'il savent relativiser, je me suis dit que je ferais peut-être un arbitre acceptable, dans ce conflit verbal qui écorchait la Toile par tant de virulence.

   Et j'ai posté ce message, que je vous retranscris tel quel, moyennant quelques corrections après coup. L'émotion suscitée par l'atmosphère qui régnait sur le blog m'ayant fait relâcher quelque peu ma vigilance orthographique.

jeudi 17 mars 2011

Wikipedia : histoire de mettre les points sur les i

   Les pages de Wikipédia sont truffées de fautes de français… à commencer par son titre français.

   Pourquoi Wikipedia est-elle devenue Wikipédia (avec un accent aigu) en français ?

   Tout d'abord, un peu d'histoire. Ce sujet a fait l'objet d'un débat et d'un vote sur cette page de Wikipédia :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Prise_de_d%C3%A9cision/Changement_de_nom_du_Wikipedia_francophone

   On peut notamment lire cette remarque d'un contributeur :


   Vous remarquerez la double faute d'orthographe : "Développer le" au lieu de "Développez-le".

   Ce n'est pas la seule sur cette page. Sachant que le vote a été clôturé le 8 mars 2004, on peut penser qu'à l'heure où j'écris ceci (17 mars 2011), il y a peu de chance que le texte ait été modifié depuis. Ce qui veut dire que ces erreurs sévissent en toute impunité depuis près de 7 ans, sans qu'aucun contributeur ne les ait remarquées.

   Certes, je pourrais intervenir moi-même en tant que contributeur pour les rectifier, mais la dernière fois que je l'ai fait sur une autre page, j'ai eu la surprise de trouver ceci le lendemain, dans la rubrique "Page de discussion".


   Tant pis ! Ma contribution se limitera donc à ce blog qui possède l'avantage de ne pas remettre les fautes dans mon dos après que je les ai enlevées.

   Ou alors, quelqu'un a effectivement corrigé les fautes présentes sur la page "Changement de nom du Wikipedia francophone", mais d'autres contributeurs sont repassés derrière eux pour annuler ces modifications, "en raison de leur caractère non constructif".

   Bon, trêve de plaisanterie ! Ne s'attendrait-on pas, de la part de gens faisant autorité sur la façon d'épeler le nom d'une encyclopédie, à ce qu'ils soient plus pointilleux sur l'orthographe et la grammaire ?

jeudi 10 mars 2011

Wikipedia : mode d'emploi


   L'autre jour, alors que je rédigeais mon premier billet sur les réseaux sociaux, j'ai consulté l'article de l'encyclopédie Wikipédia ayant trait à Facebook.

   À cette occasion, j'ai été frappé par le nombre de fautes de français que j'ai pu y trouver (orthographe, grammaire, syntaxe, typographie, notamment).

   Bon, ça arrive à tout le monde de faire des erreurs d'étourderie, de temps à autre, et si vous cherchiez attentivement sur mon blaugue (naaan ! je plaisante), vous finiriez bien par y trouver quelques fautes, ici et là. Encore que… il vous faudrait bien chercher. Parce que même si je ne dispose pas toujours du temps nécessaire pour me relire suffisamment, j'essaye de ne pas torchonner mes articles.

   La qualité d'une écriture n'est-elle pas un gage de la crédibilité de son auteur ?

   Par exemple, je ne sais pas s'il vous est déjà arrivé de recevoir des mails frauduleux, mais si c'est le cas, vous avez peut-être remarqué à quel point ils étaient mal écrits. Vous savez, dans le style : "Cher madame, je suis actuelement en grent annui, et cé pourkoi je voudrai ton numéro de cartebleu. Merci, salutation la meyeure. Signé : jean smith"

   Pour en revenir à Wikipedia, il y avait toutes ces fautes sur la page consacrée à Facebook, si bien que j'en ai corrigé quelques-unes. Pas un travail exhaustif, non, mais au moins tout ce qui sautait aux yeux lors d'une première lecture.

   Bon, il ne faut pas être chien, et je le répète, ça peut arriver à tout le monde de commettre des erreurs…

   En rédigeant une encyclopédie ?

   Euh…

   Une référence pédagogique qui est lue, consultée, utilisée par la plupart des écoliers, étudiants, universitaires, professeurs, internautes divers, dont bon nombre de professionnels ?

   Ah, oui, c'est vrai, ça, tiens, je n'y avais pas pensé.

   Eh oui, pédagogique.

   Le suffixe "-pedia" ne viendrait-il pas du grec "paidea", éducation ?

   En tout cas, c'est ce qui est dit sur Wikipedia, justement.

   Tandis que le Centre National des Ressources Textuelles et Lexicales donne une étymologie similaire, mais sensiblement différente, pour le mot "encyclopédie".

   Le mot "wiki", quant à lui, vient de l'adjectif hawaïen wikiwiki qui signifie "rapide".

   Toujours est-il que cette encyclopédie se définit, de par son appellation, comme une ressource pédagogique.

   Saviez-vous, par exemple, que la plupart des traducteurs professionnels l'utilisent comme référence pour la traduction de leurs articles, livres, sites Internet, etc. ?

   Comment je le sais ?

   Allez consulter les articles sur le site international des traducteurs Proz.com, dans la rubrique Kudoz, et vous verrez que je dis vrai : http://www.proz.com/kudoz/.

   Donc, ces fautes de français ayant éveillé ma méfiance, je me suis mis à regarder un peu plus attentivement. Comme si ce premier défaut avait mis en route, quelque part dans mon esprit, un radar de détection des anomalies.

   Et c'est alors qu'un deuxième aspect m'a frappé…

dimanche 6 mars 2011

Facebook, en ce temps-là, c'était Face de bouc

   Les réseaux sociaux ne datent pas d'hier…

   Cela va peut-être vous surprendre, mais Francisco José de Goya y Lucientes, plus connu sous le pseudo de Goya, avait peint l'un des plus célèbres réseaux sociaux de son temps (1820), la sorcellerie. Hé oui !  "Le sabbat des sorcières", ces réunions où le diable, opérant sous divers pseudonymes (Belzébuth, Lucifer, Satan, etc.) rencontrait ses amis : sorcières, sorciers et tous les villageois en mal de sensations fortes, voulant sans doute tromper l'isolement et l'ennui.

   La preuve…


   Un phénomène qui avait, à défaut de faire couler beaucoup d'encre, fait couler beaucoup de sang. Car en ce temps déjà, les problèmes de protection de la vie privée se faisaient cruellement sentir. Et les tentatives pour garder l'anonymat se soldaient souvent par un échec. Les membres de ce groupe, exposés sur la place publique, se voyaient obligés de révéler leurs amis et quantité de données personnelles telles que leurs croyances et  pratiques religieuses, habitudes alimentaires, médicales, commerces, situations géographiques,  déplacements et autres. Lesquelles informations étaient alors utilisées sans vergogne par les puissants de l'époque pour en extorquer d'autres, notamment les amis des amis, et ainsi de suite, jusqu'à pouvoir obtenir le listing complet des participants du réseau concerné.

   Le fait que j'ai mentionné les pratiques médicales au nombre des informations personnelles peut  vous surprendre, mais ce qu'on ne sait pas toujours, c'est que les principaux adversaires de ces réseaux de sorcellerie étaient les corporations de médecins qui avaient l'oreille des gouvernants et voyaient d'un mauvais œil ces  "sorcières", rebouteux, magnétiseurs et autres dispensateurs d'une médecine de campagne qui échappait à leur contrôle. Et tout comme aujourd'hui, les pouvoirs publics pactisaient avec ces lobbies médico-pharmaceutiques naissants pour mettre hors-là-loi ceux qui offraient une alternative à la médecine officielle.

   Et là encore, des réseaux d'amis étaient noyautés et détournés de leur objectif premier, le divertissement, le plaisir des rencontres, dans un vil but mercantile.

   L'amitié, la vraie, ça n'a pas de prix. Ça ne peut ni s'acheter, ni se revendre…

   Bon, pourquoi je vous parle de tout ça, eh bien, ça fait des mois que je tourne autour, mais depuis tout ce temps, je n'ai pu me résoudre à m'inscrire sur Facebook.

   Voilà, c'est dit, je ne suis pas sur Facebook.

   Dites, c'est grave, docteur ?

   Bon sang ! Où ai-je la tête, ça fait plusieurs dizaines d'années que je n'ai pas mis les pieds chez un médecin.

   La dernière fois que j'ai dit ça à mon pharmacien de quartier (chez lequel j'allais acheter un tube de vitamine C), il m'a regardé d'un air mauvais, il a peut-être cru que disais ça pour le provoquer.

   Comme quoi, il est possible de ne pas faire comme tout le monde et de survivre.

   Et ça n'empêche ni de s'amuser, ni d'avoir des amis. De vrais amis…

   Ah, oui, pourquoi je n'ai jamais pu m'inscrire à Facebook ? Bah, je ne le sentais pas. Quelque chose, un sixième sens, appelez ça comme vous voulez, me disait qu'il y avait un hic quelque part. Une sensation de contrainte, de contrôle, quelque chose de vaguement étouffant sur lequel je n'arrivais pas vraiment à mettre un nom.

   Si les concepteurs de Facebook veulent connaître un élément recherché et apprécié plus que tout par les internautes… c'est la liberté. La vraie. Celle qui permet d'être, de faire et d'avoir, en toute amitié, sans léser personne d'une quelconque manière.